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Paroisses catholiques de Genlis et Saint-Just de Bretenières (France)

Une journée en doyenné - à Chamblanc - samedi 3 octobre 2015 - Découverte de la vie d’Anne – Marie Javouhey, de l’abolition de l’esclavage et des sœurs de Chamblanc avec les 6ème et les 5ème.

14 Octobre 2015, 11:44am

Publié par Paroisse de Genlis

Une journée en doyenné - à Chamblanc - samedi 3 octobre 2015 - Découverte de la vie d’Anne – Marie Javouhey, de l’abolition de l’esclavage et des sœurs de Chamblanc avec les 6ème et les 5ème.

Une journée en doyenné.

Nous sommes partis à la découverte de la vie d’Anne-Marie Javouhey, de l’abolition de l’esclavage et des sœurs de Chamblanc avec les jeunes de 6ème et 5ème.

Une journée complète pour prier, jouer, découvrir , partager, une journée pour s’interroger.

Une centaine de jeunes et d’accompagnateurs se sont retrouvés pour vivre ce temps. Ambiance garantie, les jeunes se sont répartis dans les différents groupes, chaque groupe s’est vu attribué un nom d’esclave libéré, et le jeu a débuté ; Le Père Alain Theuret, doyen du doyenné de la plaine, a expliqué les règles, un tour de dé et c’est parti pour la découverte d’Anne- marie Javouhey. Questions, réponses à découvrir sur de grands panneaux.

Une centaine de jeunes et d’accompagnateurs se sont retrouvés pour vivre ce tempsUne centaine de jeunes et d’accompagnateurs se sont retrouvés pour vivre ce temps
Une centaine de jeunes et d’accompagnateurs se sont retrouvés pour vivre ce tempsUne centaine de jeunes et d’accompagnateurs se sont retrouvés pour vivre ce temps
Une centaine de jeunes et d’accompagnateurs se sont retrouvés pour vivre ce tempsUne centaine de jeunes et d’accompagnateurs se sont retrouvés pour vivre ce temps
Une centaine de jeunes et d’accompagnateurs se sont retrouvés pour vivre ce tempsUne centaine de jeunes et d’accompagnateurs se sont retrouvés pour vivre ce temps

Une centaine de jeunes et d’accompagnateurs se sont retrouvés pour vivre ce temps

Les groupes découvraient petit à petit la vie d'Anne-Marie tout en visitant les lieux. La salle à manger, le grenier et la chapelle où a vécu Anne Marie.

Puis les sœurs de Chamblanc : Alète, Marie-Geneviève, Pierre -Marie  et Chantal ont présenté une vidéo qui résumait la vie d’Anne Marie. Fin de la vidéo...
les sœurs avaient concocté un petit apéritif sans alcool qui réjouit grands et petits.

Après le repas pris au chaud, photo de groupe !, il faut garder des souvenirs des grands moments !

L’après-midi était consacré dans un premier temps à la découverte de la vie des sœurs de Chamblanc.
Les sœurs ont préparé une présentation sous forme de sketch. Sœur Aleth portait un sac à dos rempli de drôle d’objet... Quoi les sœurs font la cuisine dans des casseroles (dit l’un des jeunes quand sœur Aleth sorti une casserole de son sac magique). Oui, sœur Chantale expliqua que les sœurs partageaient tout dans leur vie, en premier la prière, mais aussi les tâches ménagères, les finances (comment font elles, elles qui ont une voiture pour 4...), et elles partagent leurs euros... perplexité de certains jeunes, comment vivre cela ?

Nous avon aussi appris aussi que l’une des sœurs accueille les familles des détenus lors de leur visite à la prison, une autre se promène dans la rue pour parler aux personnes, une autre visite les malades. Sœur Chantale expliqua que les décisions étaient prises en commun, aussi bien pour la vie de tous les jours que pour décider quelles actions elles allaient entreprendre pour aider les uns ou les autres. Ils découvrirent aussi que les sœurs n’étaient pas parfaites, mais qu’elles se pardonnaient entre elles en parlant ou en demandant pardon quand l’une a blessé l’autre. Il fût même question de la joie de recevoir le pardon de Dieu... (non mais tu plaisantes, elles sont trop gentilles, elles en ont pas besoin, me confia l'un des jeunes).

Les sœurs de Chamblanc : Alèthe, Marie-Geneviève, Marie Pierre et ChantaleLes sœurs de Chamblanc : Alèthe, Marie-Geneviève, Marie Pierre et Chantale
Les sœurs de Chamblanc : Alèthe, Marie-Geneviève, Marie Pierre et ChantaleLes sœurs de Chamblanc : Alèthe, Marie-Geneviève, Marie Pierre et Chantale
Les sœurs de Chamblanc : Alèthe, Marie-Geneviève, Marie Pierre et ChantaleLes sœurs de Chamblanc : Alèthe, Marie-Geneviève, Marie Pierre et Chantale

Les sœurs de Chamblanc : Alèthe, Marie-Geneviève, Marie Pierre et Chantale

Puis le Père Raoul Mutin nous introduit, grâce à ses chants, à un troisième temps. Celui de la réflexion.

Et moi est-ce que je suis esclave de quelque chose ? Cigarette, télé, jeux vidéo, facebook... comment nous libérer de nos esclavages ?

En marchant tous vers la forêt de la mémoire où des arbres ont été plantés par les arrières petits-enfants des anciens esclaves, chacun réfléchi.

Chacun fut aussi invité à faire silence en arrivant vers la forêt, pour respecter la mémoire des esclaves.

En marchant tous vers la forêt de la mémoireEn marchant tous vers la forêt de la mémoire
En marchant tous vers la forêt de la mémoireEn marchant tous vers la forêt de la mémoire
En marchant tous vers la forêt de la mémoireEn marchant tous vers la forêt de la mémoire
En marchant tous vers la forêt de la mémoireEn marchant tous vers la forêt de la mémoire

En marchant tous vers la forêt de la mémoire

A 16h30 la messe permit de confier à Dieu tout ce que nous avions vécu.

Pour la demande de pardon les jeunes apportèrent des images des esclavages modernes, merci Seigneur de nous libérer de nos esclavages .
A la procession des offrandes le tambour qui servit à Anne Marie Javouhey, la lampe tempête, les chaînes d’un esclave furent apportés.

Seigneur nous t’offrons la libération des esclaves.

A 16h30 la messe permit de confier à Dieu tout ce que nous avions vécuA 16h30 la messe permit de confier à Dieu tout ce que nous avions vécu
A 16h30 la messe permit de confier à Dieu tout ce que nous avions vécuA 16h30 la messe permit de confier à Dieu tout ce que nous avions vécu
A 16h30 la messe permit de confier à Dieu tout ce que nous avions vécuA 16h30 la messe permit de confier à Dieu tout ce que nous avions vécu
A 16h30 la messe permit de confier à Dieu tout ce que nous avions vécuA 16h30 la messe permit de confier à Dieu tout ce que nous avions vécu

A 16h30 la messe permit de confier à Dieu tout ce que nous avions vécu

Le chant du Père Raoul Mutin résume bien ce que tous, petits ou grands ont vécu durant cette journée.

Merci à chacun pour ce qu’il a fait, merci pour l’accueil des sœurs, merci pour la présence des jeunes, prêtres, diacre, et accompagnateurs.

Chant : Tu as tant de choses à nous dire

Tu as tant de choses à nous dire
Au présent Anne-Marie
Que ton souffle nous fasse écrire
A notre tour, une histoire d’amour !
1
Comme toi, dépasser les frontières
Accueillir quel que soit la couleur,
Avancer en des terres étrangères
Simplement être là pour aimer.
2
Comme toi, affronter les misères,
Relever les défis de la vie
Libérer celui qui désespère
Simplement être là pour aimer.
3
Avec toi, découvrir sur la terre
Toute vie à l’image de Dieu,
Eduquer, relever chaque frère
Simplement être là, se donner.
4
Avec toi, que nos vies soient prière
Et nos cœurs océans de paix.
Emprunter ton chemin de lumière
Simplement être là et marcher.

Père Raoul Mutin

Anne Marie Javouhey parlons en :

Anne-Marie Javouhey naît au sein d'une famille qui comptera dix enfants (quatre décéderont jeunes). En pleine Révolution française, elle se consacre à Dieu lors d'une messe clandestine. Adolescente, elle instruit les enfants pauvres de son village de Chamblanc et des alentours. Elle catéchise également et prie longuement devant l'oratoire familial qui se trouve dans le jardin.
Après avoir cherché sa voie auprès de congrégations religieuses, elle est encouragée par l'évêque d'Autun à rédiger en 1804 les règles d'une nouvelle union pieuse regroupant autour d'elle quelques jeunes filles, ainsi que ses trois sœurs, qui prononcent leurs vœux ensemble à l'église Saint-Pierre de Chalon-sur-Saône, en 1807. C'est la naissance d'une congrégation nouvelle, sous le patronage de saint Joseph, pour s'occuper d'enfants pauvres.
En 1809, elle s'installe au grand séminaire d'Autun (actuel lycée militaire d'Autun) des classes mixtes afin de pourvoir à l'éducation des enfants issus du milieu pauvre.
En 1812, la congrégation s'installe dans l'ancien couvent des Récollets de Cluny, devenu bien national, qui est racheté par Balthazar Javouhey pour ses filles. La congrégation prend désormais le nom de Saint-Joseph de Cluny. La congrégation qui a pour but l'éducation va se faire remarquer à Paris pour sa qualité. C'est ainsi que les missions outre-mer vont démarrer en 1817. C'est, chronologiquement, le premier ordre de femmes missionnaires.
Elle établit des fondations en France et envoie des religieuses à l'île Bourbon en 1817, au Sénégal en 1821, en Martinique et en Guinée en 1822, en Guadeloupe en 1823…

En Guyane

Finalement c'est en Guyane qu'elle obtient son premier grand succès.
Elle arrive à Mana à la fin août 1828 avec trente-six sœurs dont vingt-sept converses, trente-neuf agriculteurs adultes dont cinq couples, et onze enfants[1]. En ajoutant douze ouvriers charpentiers, serruriers, forgerons, etc. qui doivent rejoindre Mana séparément, l'effectif total de l'expédition est de 98 personnes[1].
L'administration, qui dispose à l'embouchure de la Mana d'un « atelier de noirs » d'au moins trente personnes[2],[3], subvient comme promis aux besoins de l'expédition pendant les deux premières années, et par une série de décisions prises entre 1828 et 1831, confie gratuitement à Anne-Marie Javouhey des bâtiments[1], 15 ha défrichés, et les 120 têtes de bétail laissées par trois familles du Jura reparties en France dans le plus grand dénuement faute d'avoir pu tirer des ressources suffisantes de terres soit trop difficiles à drainer soit trop sabloneuses[4].
Les colons laïcs de l'expédition ont été engagés pour trois ans pour une solde de 300 francs par an payables à l'expiration de l'engagement[5]. Neuf d'entre-deux ont été renvoyés, et à l'expiration de leur engagement, en 1830, tous sauf trois décident de ne pas rester à la communauté, la plupart rentrant en France, et cinq s'établissant à leur compte à Mana dans le commerce du bois[6]. Anne-Marie Javouhey fait face à cette baisse d'effectifs en achetant 32 esclaves noirs[4], dont quatre enfants[7]. En 1832, trois sœurs sont hospitalières, treize sont employées à des travaux domestiques, treize sœurs, deux colons et dix esclaves adultes sont employés à l'agriculture. Un colon est directeur des travaux. Trois esclaves adultes sont employés à l'élevage, et dix à l'exploitation du bois[7]. La vente de madriers et de planches d'acajou procure des revenus substantiels à la colonie[7].
En 1835, deux ans après son retour en métropole, elle recueille du gouvernement 520 Noirs, autrefois travaillant sous l'autorité de Cayenne : elle les christianise, les initie à la vie moderne de l'époque et leur apprend un métier, avant de les laisser repartir. Son principe est en effet que la liberté doit pouvoir être assumée financièrement et moralement pour être effective. Elle prouve alors à son temps que les Noirs peuvent être libres et vivre de leur travail. En 1838 elle fait libérer 185 esclaves noirs.
Harcelée par ceux qui craignaient une érosion de la main d'œuvre servile et s'opposaient à elle, elle arriva néanmoins à influencer beaucoup de propriétaires de plantations pour qu'ils traitent mieux leurs esclaves et son œuvre put survivre. Lors de l'abolition de l'esclavage, il n'y eut pas de grandes émeutes de la part des Noirs, en grande partie à cause des meilleures conditions de vie, comparées à celles des autres esclaves de Guyane, qu'elle avait pu obtenir pour eux. Une majorité d'entre eux s'étaient convertis au christianisme et baptisaient volontiers leurs enfants.
Prolifique, elle écrira un journal aujourd'hui publié sous la forme de quatre grands volumes, où elle parle surtout de la Guyane.
La colonie fondée par Anne-Marie Javouhey à Mana correspond à l'actuelle commune de Mana qui comprend notamment l'ancien bourg de Mana et le village de Javouhey habité aujourd'hui par des réfugiés Hmongs en provenance du Laos.

Dernier retour en France[

À son retour en France, elle fonde un petit séminaire d'où sortiront les premiers prêtres indigènes du Sénégal, dont l'abbé Boilat, auteur des Esquisses sénégalaises (1853).
Femme forte, entreprenante et réfléchie, Anne-Marie Javouhey sait tout accueillir et y discerner l'essentiel. Elle ne se contente pas de soulager la misère; elle travaille aussi à instaurer un ordre social plus conforme à l'Évangile. À sa mort à Paris le 15 juillet 1851, 1 200 religieuses se trouvent sur les cinq continents.
Elle fut d'abord enterrée dans la crypte du collège Anne-Marie Javouhey à Senlis avant d'être transportée au cimetière du Père-Lachaise. Son cœur est une relique déposée dans la chapelle Saint-Joseph-de-Cluny à Paris.
En 2010, les Sœurs de Saint-Joseph de Cluny sont plus de 3 000 sur les cinq continents.

(source wikipédia)

Crédits textes et images, Nadine Thomas, pour le doyenné de la plaine.

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G
Ce qu'il faut maintenant, c'est que les jeunes, ayant assistés à cette journée, rendent compte à ceux qui n'ont pas pu venir! qu'ils transmettent leur vision de cette expérience qui peut malheureusement être renouvelée encore aujourd'hui.
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