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Paroisses catholiques de Genlis et Saint-Just de Bretenières (France)

Paroisses de Genlis et Saint Just de Bretenières - Semaine du 2 au 10 mai 2020 - 4ème Dimanche de Pâques - Année A

2 Mai 2020, 19:44pm

Publié par Paroisse de Genlis

Une lettre du Père Jean-Louis Portay, curé de nos paroisse et le commentaire des lectures de la messe.

Nous espérions que le 11 mai serait pour nous aussi, une petite ouverture vers le « déconfinement », malheureusement nous sommes obligés d’attendre le mois de juin pour espérer pouvoir célébrer les sacrements.

Si bien que toutes manifestations et réunions se trouvent repoussées d’autant. Certains ont repoussés leur mariage ou baptême à l’année prochaine puisque nous ne pouvons pas encore garantir de dates fiables pour cette année.

Comme le rappelle le père Alain Theuret dans sa feuille paroissiale, nous vivons très temporairement ce que 150 millions de chrétiens –toutes confessions confondues– vivent dans le monde parce qu’ils sont persécutés. C’est donc une occasion pour nous de vivre en solidarité avec ces chrétiens qui sont dans l’impossibilité chronique de célébrer leur culte, sans que cela ne les empêchent de vivre leur foi. Sainte Thérèse de Lisieux disait : « Quand on peut avoir les sacrements, c’est bien ; quand on ne peut pas les avoir, c’est bien aussi. »

Que ce mois de mai, mois dit de Marie, soit pour nous l’occasion de nous tourner vers Marie en pratiquant la prière du chapelet que l’on peut suivre sur KTO ou RCF en direct de Lourdes à 15h30.

Après le 3 mai, les évêques nous donneront de nouvelles orientations, nous vous tiendrons au courant.

Un numéro vert a été lancé début avril, pour tous ceux qui voudraient parler à un prêtre ; numéro gratuit accessible 7 jours sur 7, de 8h à 22h ;

Ce numéro est le 0805 38 23 24 ; sachant que malgré tout, les prêtres de la paroisse sont présents et disponibles.

En pièces jointes quelques documents pour accompagner nos prières.

En union de prières avec Notre Dame du Bon Espoir

Père Jean-Louis

 
Commentaire des lectures de la messe

 

Voici une des rares paraboles que Jésus prend le temps d’expliquer à ses auditeurs (avec celle sur le Semeur) car les pharisiens auxquels il s’adresse, n’avaient manifestement rien compris. C’est pourquoi, Jésus reprend la parole pour leur donner les clés de la parabole. Il faut donc lire ce passage en commençant par la fin pour espérer comprendre le message que Jésus tente de faire passer aux pharisiens, plus aveugles encore que l’aveugle-né que Jésus vient juste de guérir. Regardons cette parabole de près. Que nous dit-elle ? 

Au centre, il y a la porte, (le Christ) qui ferme un enclos (l’Eglise) où sont rassemblées les brebis (les chrétiens). Par ailleurs, il y a de bons et de mauvais bergers et un mystérieux portier qui ouvre la porte ; enfin, il y a des brebis qui entrent et qui sortent de l’enclos. L’enseignement semble clair à priori : Jésus veut donner aux pharisiens des critères de discernement pour savoir ce que signifie être « un bon pasteur » : c’est celui qui entre par la porte, c’est-à-dire qui aime le Christ, qui vit par Lui et en Lui, il n’escalade pas par un autre endroit, c’est-à-dire ne s’enorgueillit pas, ne se grandit pas lui-même, il connaît ses brebis une à une et pas d’une manière générale, il marche devant son troupeau, il donne l’exemple, montre le chemin et l’emprunte lui-même, il emmène ses brebis dehors, les fait sortir et ne les enferme pas, enfin, il n’est pas étranger à ses brebis, car il vit au plus près d’elles, comme le dit le Pape François, le bon pasteur est celui qui « est au milieu de son propre troupeau et pénétré de l’odeur de ses brebis » 

Tout cela est parlant pour les ministres ordonnés et les acteurs pastoraux qui, de plus en plus nombreux, collaborent avec eux dans les paroisses. Et la leçon vaut aussi pour les brebis que nous sommes tous : elles écoutent la voix du bon Pasteur (sa Parole), elles le suivent car elles connaissent sa voix (fréquentation de la Parole), elles ne suivent pas un étranger (elles ont donc un bon sens et un esprit critique), elles sortent et passent par la porte pour aller se nourrir en dehors de l’enclos. Là encore il y a de quoi penser et réfléchir pour les brebis que nous sommes ! Est-ce que j’écoute la voix du Christ ? Est-ce que je reconnais sa voix en moi ? Que signifie pour moi suivre Jésus ? Vers qui est-ce que je sors ? etc… Autant de bonnes questions à vous poser dans votre méditation de cet Evangile.  

Tout cela est déjà bien nourrissant en ce 4ème dimanche de Pâques, dimanche des vocations, mais nous n’avons pas parlé du portier, de ce mystérieux portier qui est très souvent oublié par les commentateurs. Et comme à chaque fois, c’est ce détail qui attire l’attention. Regardons ce que Jésus dit du portier et essayons d’en déduire à qui ce portier peut correspondre. Il est celui qui manœuvre la porte (le Christ), qui ouvre au pasteur pour qu’il entre dans l’enclos et aux brebis pour qu’elles sortent de l’enclos. Alors qui est-ce à votre avis ? Pour vous le faire deviner, on peut jouer à « Questions pour un champion » : « Top ! Je suis envoyé par le Christ juste après sa résurrection afin de donner de la vigueur aux apôtres et comme pour les brebis, j’empêche les apôtres de rester enfermés dans leur enclos, je porte le nom de Paraclet qui signifie défenseur, ainsi je protège aussi les brebis des attaques extérieures, en gardant la porte fermée ; on me compare parfois au souffle ou à une colombe, je suis… je suis …… l’Esprit-Saint !.. »   Bravo à ceux qui avaient deviné ! 
Oui, je crois vraiment que Jésus nous parle discrètement ici de l’Esprit-Saint qui est le gardien de la porte en nous, c’est-à-dire du Christ qui vit en nous. C’est bien lui en effet, qui nous défend contre les attaques extérieures (brigands, voleurs, loups) en fermant la porte, et qui nous ouvre sur l’extérieur pour que nous ne restions pas enfermés sur nous-mêmes, en nous donnant cet esprit d’audace et d’aventure. C’est lui encore qui nous aide à reconnaitre et à suivre la voix du bon berger, bref, c’est grâce à lui, l’Esprit-Saint que nous pouvons vivre en abondance, sortir de notre petite vie de grain de blé dans un grenier, pour tendre vers une grande et belle Vie abondante, faite de surprises et d’inconnu ! 

Voici finalement, le critère fondamental que Jésus veut nous transmettre aujourd’hui : que nous soyons berger ou brebis, nous sommes invités à vivre en abondance et à vouloir que mes proches, ceux qui me sont confiés, eux aussi vivent en abondance ! Pour cela, il suffit de laisser le Gardien de la Porte faire son travail de gardien de la Vie en nous, afin que nous ayons la vie en abondance !

Alors je pourrai dire avec le psalmiste : 

Oui Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. 
Sur des prés d'herbe fraîche, il me fait reposer. 
Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre ; 
Il me conduit par le juste chemin pour l'honneur de son nom. 
Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, 
car Il est avec moi : son bâton me guide et me rassure. 
Il prépare la table pour moi devant mes ennemis ; 
et répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante. 
Grâce et bonheur m'accompagnent tous les jours de ma vie ; 
oui, j'habiterai l’enclos du Seigneur pour la durée de mes jours.  
Amen

Mois de Marie 2020 : le pape François invite à prier le chapelet, en donnant son « secret »
Une lettre et deux prières

Le pape François invite les fidèles du monde entier à prier le rosaire durant le mois de mai : il donne son « secret » dans une lettre et dans deux prières, publiées en huit langues ce 25 avril 2020. Une façon aussi de valoriser la prière en famille, en temps de pandémie et de confinement.

Le secret pour prier le rosaire ? « La simplicité », répond-il. « Contempler ensemble le visage du Christ avec le cœur de Marie, notre Mère, nous rendra encore plus unis comme famille spirituelle et nous aidera à surmonter cette épreuve », affirme-t-il aussi.

LETTRE DU PAPE FRANÇOIS
à tous les fidèles pour le mois de Mai 2020

Chers frères et sœurs,

Le mois de mai est désormais tout proche, mois où le peuple de Dieu exprime avec une particulière intensité son amour et sa dévotion pour la Vierge Marie. Il est de tradition, en ce mois, de prier le Rosaire à la maison, en famille. Une dimension, la dimension domestique, que les restrictions de la pandémie nous ont “contraints” à valoriser, également du point de vue spirituel.

J’ai donc pensé proposer à tous de redécouvrir la beauté de prier le Rosaire à la maison pendant le mois de mai. On peut le faire ensemble ou personnellement; c’est à vous de choisir selon les situations, en évaluant les deux possibilités. Mais, de toute manière, il y a un secret pour le faire: la simplicité; et il est facile de trouver, aussi sur internet, de bons modèles de prières à suivre.

De plus, je vous offre les textes de deux prières à la Vierge que vous pourrez réciter à la fin du Rosaire, et que je réciterai moi-même pendant le mois de mai, uni à vous spirituellement. Je les joins à cette lettre de sorte qu’elles soient mises à la disposition de tous.

Chers frères et sœurs, contempler ensemble le visage du Christ avec le cœur de Marie, notre Mère, nous rendra encore plus unis comme famille spirituelle et nous aidera à surmonter cette épreuve. Je prierai pour vous, spécialement pour ceux qui souffrent le plus, et vous, s’il vous plait, priez pour moi. Je vous remercie et vous bénis de tout cœur.

Rome, Saint Jean de Latran, 25 avril 2020
Fête de Saint Marc Évangéliste

FRANÇOIS

Première prière

O Marie, tu resplendis toujours sur notre chemin comme signe de salut et d’espérance.

Nous nous confions à toi, Santé des malades, qui, auprès de la croix, as été associée à la douleur de Jésus, en maintenant ta foi ferme.

Toi, Salut du peuple romain, tu sais de quoi nous avons besoin et nous sommes certains que tu veilleras afin que, comme à Cana de Galilée, puissent revenir la joie et la fête après ce moment d’épreuve.

Aide-nous, Mère du Divin Amour, à nous conformer à la volonté du Père et à faire ce que nous dira Jésus, qui a pris sur lui nos souffrances et s’est chargé de nos douleurs pour nous conduire, à travers la croix, à la joie de la résurrection.

Sous Ta protection nous cherchons refuge, Sainte Mère de Dieu.
N’ignore pas nos supplications, nous qui sommes dans l’épreuve, et libère-nous de tout danger, O Vierge glorieuse et bénie. Amen.

Seconde prière

«Sous ta protection nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu».

Dans la présente situation dramatique, chargée de souffrances et d’angoisses qui frappent le monde entier, nous recourons à Toi, Mère de Dieu et notre Mère, et nous cherchons refuge sous ta protection.

O Vierge Marie, tourne vers nous tes yeux miséricordieux dans cette pandémie du coronavirus, et réconforte ceux qui sont perdus et qui pleurent leurs proches qui sont morts, enterrés parfois d’une manière qui blesse l’âme. Soutiens ceux qui sont angoissés pour les personnes malades auprès desquelles, pour empêcher la contagion, ils ne peuvent être proches. Suscite la confiance en celui qui est inquiet pour l’avenir incertain et pour les conséquences sur l’économie et sur le travail.

Mère de Dieu et notre Mère, implore pour nous de Dieu, Père de miséricorde, que cette dure épreuve finisse et que revienne un horizon d’espérance et de paix. Comme à Cana, interviens auprès de ton Divin Fils, en lui demandant de réconforter les familles des malades et des victimes, et d’ouvrir leur cœur à la confiance.

Protège les médecins, les infirmiers et les infirmières, le personnel sanitaire, les volontaires qui, en cette période d’urgence, sont en première ligne et risquent leur vie pour sauver d’autres vies. Accompagne leur fatigue héroïque et donne-leur force, bonté et santé.

Sois aux côtés de ceux qui, nuit et jour, assistent les malades ainsi que des prêtres qui, avec sollicitude pastorale et engagement évangélique, cherchent à aider et à soutenir chacun.

Vierge Sainte, éclaire l’esprit des hommes et des femmes de science, pour qu’ils trouvent de justes solutions pour vaincre ce virus.

Assiste les Responsables des Nations, pour qu’ils œuvrent avec sagesse, sollicitude et générosité, en secourant ceux qui manquent du nécessaire pour vivre, en programmant des solutions sociales et économiques avec clairvoyance et avec esprit de solidarité.

Marie très Sainte, touche les consciences pour que les sommes considérables utilisées pour accroître et perfectionner les armements soient au contraire destinées à promouvoir des études adéquates pour prévenir de semblables catastrophes dans l’avenir.

Mère très aimée, fais grandir dans le monde le sens d’appartenance à une seule grande famille, dans la conscience du lien qui nous unit tous, pour que nous venions en aide aux nombreuses pauvretés et situations de misère avec un esprit fraternel et solidaire. Encourage la fermeté dans la foi, la persévérance dans le service, la constance dans la prière.

O Marie, Consolatrice des affligés, embrasse tous tes enfants dans la tribulation et obtiens que Dieu intervienne de sa main toute puissante pour nous libérer de cette terrible épidémie, afin que la vie puisse reprendre dans la sérénité son cours normal.

Nous nous confions à Toi, toi qui resplendis sur notre chemin comme signe de salut et d’espérance, o clémente, o miséricordieuse, o douce Vierge Marie. Amen.

© Librairie éditrice du Vatican

Je reste à la maison, Seigneur !

Je reste à la maison, Seigneur !
Et aujourd'hui, je m'en rends compte,
tu m'as appris cela,
demeurant obéissant au Père,
pendant trente ans dans la maison de Nazareth,
en attente de la grande mission.

Je reste à la maison, Seigneur,
et dans l'atelier de Joseph,
ton gardien et le mien,
j'apprends à travailler, à obéir,
pour arrondir les angles de ma vie
et te préparer une oeuvre d'art.

Je reste à la maison, Seigneur !
Et je sais que je ne suis pas seul
parce que Marie, comme toute mère,
est dans la pièce à côté,
en train de faire des corvées
et de préparer le déjeuner
pour nous tous, la famille de Dieu.

Je reste à la maison, Seigneur !
Et je le fais de manière responsable
pour mon propre bien,
pour la santé de ma ville, de mes proches,
et pour le bien de mon frère,
que tu as mis à côté de moi,
me demandant de m'en occuper
dans le jardin de la vie.

Je reste à la maison, Seigneur !
Et dans le silence de Nazareth,
je m'engage à prier, à lire, étudier, méditer,
être utile pour les petits travaux,
afin de rendre notre maison
plus belle et plus accueillante.

Je reste à la maison, Seigneur !
Et le matin, je te remercie
pour le nouveau jour que tu me donnes,
en essayant de ne pas la gâcher
et l'accueillir avec émerveillement,
comme un cadeau et une surprise de Pâques.

Je reste à la maison, Seigneur !
Et à midi, je recevrai la salutation de l'ange,
je me rendrai utile pour l'amour,
en communion avec toi
qui t'es fait chair pour habiter parmi nous ;
et, fatigué par le voyage, assoiffé,
je te rencontrerai au puits de Jacob,
et assoiffé d'amour sur la Croix.

Je reste à la maison, Seigneur !
Et si le soir me prend la mélancolie,
je t'invoquerai comme les disciples d'Emmaüs :
reste avec nous, le soir est arrivé et le soleil se couche.

Je reste à la maison, Seigneur !
Et dans la nuit, en communion de prière
avec les nombreux malades,
les personnes seules et tous les soignants,
j'attendrai l'aurore pour chanter à nouveau
ta miséricorde et dire à tout le monde que,
dans les tempêtes, tu as été mon refuge.

Je reste à la maison, Seigneur !
Et je ne me sens pas seul et abandonné,
parce que tu me l'as dit :
je suis avec vous tous les jours.
Oui, et surtout en ces jours de confusion,
ô Seigneur, dans lesquels,
si ma présence n'est pas nécessaire,
je vais atteindre chacun,
uniquement avec les ailes de la prière.
Amen.

(Prière d'un prêtre italien en quarantaine dont le frère prêtre est mort du covid-19)

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